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Notre vie d’expats: retour sur une année à Londres

Paris, Londres, Bruxelles: retour sur notre vie d’expats. Ceux qui nous suivent sur Instagram le savent, nous avons récemment emménagé à Bruxelles. Après une année passée à Londres, pourquoi ce changement? On vous dit tout!

La vie d’expats à Londres, c’est comment?

Pour le master d’Inès, nous avons emménagé à Londres à la fin août 2019. Un énorme changement dans nos vies! C’était la première fois qu’on habitait ensemble et nous n’y connaissions rien à la recherche d’appart.

1. Trouver un logement

On savait déjà quel quartier on voulait habiter: Fulham. Quartier du sud-ouest de Londres, Inès y avait déjà habité dans son enfance et c’était un bon point de départ. En tant que Français, Fulham est un quartier plutôt sympa car il y a une grosse communauté de Français. Bon, avec la Covid beaucoup sont partis, mais ça on ne le savait pas encore!

Et comme on est des personnes efficaces, on a trouvé notre appart dès notre première journée de recherche: grave erreur! Avec le recul, on pense qu’on aurait dû prendre le temps de faire de meilleures recherches. Mais bon, on apprend de ses erreurs, n’est ce pas?

Le salon
Notre salon… en août 2020, à notre départ!

Spoiler alert: les loyers à Londres sont super élevés! Nous habitions dans un quartier où les loyers ne sont, certes, pas les plus bas. Mais quand même! Pour vous donner une idée, nous avions un 2 pièces de 33m2 et on payait en gros 1670€ par mois charges comprises (et encore, les charges variaient selon notre conso). C’est un coût non négligeable et à prendre en compte si vous voulez emménager dans la capitale Anglaise.

2. Sociabiliser

Un des gros défis de la vie d’expats, c’est de se faire des potes! Et on va pas se mentir, ça n’a pas forcément été une mince affaire. Inès avait son master donc les relations se sont vite nouées. Matt, lui, travaillait de la maison et avait un niveau moyen en anglais. Ce qui ne rendait pas la tâche évidente.

A Londres, trouvez vous un pub!

Oui, c’est en allant TOUJOURS au même pub (pour nous c’était The Mitre SW6) que l’on a pu rencontrer les personnes qui allaient devenir nos copains Londoniens. Et des français, qui plus est!

Alors certes, on les a rencontré en Janvier. Rencontrer des amis qui pouvaient nous être communs n’a pas été facile pour nous. Et malheureusement, quelques semaines plus tard à peine, nous étions confinés… jusque fin mai.

Expats confinés
ça, c’est nos grosses têtes confinées

3. La gestion du budget

Bon, niveau budget on était dans une situation très particulière. Inès était étudiante et Matt touchait un salaire français qu’il convertissait ensuite. On n’avait donc pas un pouvoir d’achat particulièrement élevé.

On l’a dit avant, les loyers à Londres sont très élevés. Notre niveau de vie en était quand même pas mal impacté alors on a développé quelques techniques pour essayer de mettre de l’argent de côté au quotidien.

Notre banque en ligne

Ceci n’est absolument pas sponso mais parlons en quand même: Revolut (clique ici pour notre lien de parrainage). Gérer notre argent a été beaucoup plus facile grâce à cette banque en ligne. Déjà, elle permet de convertir son argent instantanément dans la monnaie de ton choix. Mais il y a aussi plusieurs options qui nous ont pas mal aidé :

  • les coffres communs: on s’est défini plusieurs goals, parmi lesquels voyager, se faire tatouer, mais aussi des basiques comme le loyer, les charges et les courses. Tous les mois, on mettait une certaine somme dessus et elle n’en bougeait pas jusqu’au jour de la dépense. En faisant ainsi, on a une vision claire de ce qu’on peut dépenser au quotidien et comment.
  • l’accélérateur de petite monnaie: une option qui te permet d’arrondir tes dépenses par 2, 4, 5, 10… bref! Dès que tu fais un achat, ça met une petite somme sur le coffre de ton choix en fonction de ce que tu as dépensé.

C’est grâce à cela que malgré notre pouvoir d’achat assez faible, on a pu s’offrir deux beaux voyages: Prague et Berlin (articles ici et )!

On allait toutes les semaines au marché! A 10 minutes à pieds de chez nous se trouvait le marché de North End Road, et il nous a sauvé! Les paniers de légumes et fruits allaient de £1 à £3 et c’est non négligeable quand au supermarché il faut compter le double ou le triple pour la même quantité.

vie d'expats
Le marché de North End Road

Bon, le confinement a joué en notre défaveur car nous n’allions plus au marché et notre budget food et alcool a explosé. Mais dans l’idée, hors Covid, c’est comme ça qu’on faisait!

La vie d’expats c’est aussi la ville!

Bon, l’experte en la matière, c’est quand même Noémie, de Bons Baisers de Londres! Mais comme nous aussi on a fait plein de trucs, venez on vous en parle!

La vie culturelle

Culturellement, Londres est une ville riche! Et quoi de mieux pour une vie d’expats! Entre musées, galeries, musicals et balades magnifiques dans les superbes parcs… il n’y a vraiment pas de quoi s’ennuyer.

S’il y avait un seul musée à faire, on vous conseillerait la Tate Modern. Non seulement le lieu est magnifique, emménagé dans une ancienne usine (cherchez Turbine Hall sur internet, vous verrez!) mais il offre une vue imprenable sur Londres.

vie d'expats
Vue depuis la Tate Modern

Indéniablement, les galeries Londoniennes sont d’une qualité extraordinaire! Il y en a tellement qu’on ne saurait lesquelles citer alors on vous renvoie à une appli très pratique: See Saw, qui répertorie tous les openings de galeries à Londres, Paris et NYC (seulement sur IOS malheureusement).

Les monuments sont nombreux et on ne va pas vous énumérer les classiques: London Bridge, Buckingham Palace, Big Ben (qui était en travaux tout le temps où on a habité à Londres ahah), et bien d’autres.

Et la vie qu’on aime

Les quartiers incontournables… Camden, Notting Hill, Brick Lane, Clapham, Battersea, la City et on en passe. Tous ont une âme particulière et vous feront découvrir une des multiples personnalités de Londres.

Et bien sûr, les innombrables parcs. Où que vous habitiez à Londres, vous êtes toujours à proximité d’un bel espace vert. Ce sont d’ailleurs les parcs qui nous ont permis de souffler pendant le confinement et de faire des balades au vert, comme à la campagne, alors qu’on était confiné en ville pendant trois mois. Une aubaine!

Une autre de nos balades préférées a été le long des quais de la Tamise. On passe de quartier en quartier, d’une architecture à une autre, et ce sont aussi de véritables lieux de vie. Près de chez nous, vers Hammersmith, les quais sont plein de pubs et en été c’est toute une ambiance!

Une vie d’expats dont on peut profiter en dehors de Londres

En arrivant à Londres, on n’avait aucune idée de combien de temps on allait rester. On savait que le Brexit était à surveiller, mais on ne se faisait pas encore de soucis. Ainsi, on plein de projets: aller en Ecosse était le plus gros. Notre plan était de partir quelques semaines pendant l’été et en faire le tour. On voulait également visiter les nombreuses plages qui se trouvent à une ou deux heures de Londres.

Les Seven Sisters, où nous sommes allés fin Juin

Mais le froid arrive vite à Londres, et on s’était dit qu’on attendrait le retour des beaux jours avant de partir barouder. Malheureusement, si vous êtes pas encore au courant, une pandémie mondiale nous a bloqué chez nous et les choses se sont vite enchainées.

Pourquoi sommes-nous partis?

Vous vous en doutez, le Coronavirus a joué pour beaucoup. On a passé trois mois confinés dans notre quartier et dans notre petit appartement. Pour ne rien arranger, le no-deal ne promettait rien de bon pour les Européens, et Inès allait devoir chercher (et trouver) un travail dans des conditions économiques très compliquées.

On a donc beaucoup cogité: que voulions-nous vraiment?

Les réponses nous sont assez vites venues. La priorité, c’était de trouver une meilleure qualité de vie. Londres n’est pas une ville horrible, bien au contraire, mais c’est une ville gigantesque où chaque sortie est une excursion. Cela ne nous correspondait pas forcément, surtout que nous aimons et sortir et marcher!

Un loyer plus faible. Cela peut paraître matériel, mais le coût de notre loyer par rapport à la qualité de notre logement devenait un véritable problème. On souhaitait trouver une ville où il nous était possible de payer moins cher, même si c’était pour une surface identique.

Plus de nature. Même si on a envisagé de retourner vivre à Paris, on ressentait au plus profond de nous le besoin de se rapprocher de la nature. On s’est d’abord mis en tête de trouver un logement avec un extérieur, puis finalement on s’est dit qu’être à proximité d’un grand espace vert était super important pour nous. Les parcs londoniens sont biens pour cela, mais on voulait encore plus!

Destination Bruxelles pour notre nouvelle vie d’expats

Bruxelles nous paraissait être la ville idéale: nouvelle expérience, petite ville mais pas trop, une scène culturelle intéressante et vivante, une ville au coeur de l’Europe où on parle le français, et le coût de la vie beaucoup plus attrayant que celui de Londres.

LE TRUC qui a fait qu’on est partis à Bruxelles, c’est le boulot d’Inès. Elle cherchait à Paris et à Bruxelles, et on s’était dit que la première proposition serait la bonne (oui, on croit au destin). Il s’est avéré que les propositions qu’elle a eues étaient toutes à Bruxelles (oui, oui, le destin). Et c’est ainsi que nous sommes partis pour une nouvelle vie dans la capitale de la frite et sans trop dépaysement, car comme à Londres, la bière coule à flots!

Conclusions?

Vivre un an à Londres a été une expérience dingue. C’était notre premier appart ensemble, ce qui est un gros cap dans une relation, décuplé par le fait que c’est dans une ville nouvelle. On a énormément appris l’un sur l’autre, et cela nous a permis de mieux définir nos objectifs de vie. D’un point de vue humain, personnel, professionnel, on ne peut que conseiller la vie d’expats. C’est ce qui nous a poussé à repartir, ailleurs.


A bientôt sur Destination Partout!

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